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Mesures Pour Les Sans Abris
Covid-19 : 2000 places d’hôtel supplémentaires mobilisées pour héberger des sans-abris, les 3 premiers sites d’hébergement médicalisés ouverts
 
Les services de l’Etat s’organisent pour mettre à l’abri les plus démunis en mobilisant, d’une part, 2000 places d’hôtels supplémentaires dans toute la France et, d’autre part, en ouvrant les premiers sites de « confinement » pour les SDF malades du Covid-19 mais ne relevant pas d’une hospitalisation. Dans un contexte de crise sanitaire sans précédent, la protection de tous les citoyens, y compris des sans-abris, est la priorité du Gouvernement. Depuis le début de la crise du Covid-19, Julien DENORMANDIE, ministre de la ville et du logement est en contact permanent avec les associations.. Au total, l’Etat débloque une enveloppe d’urgence de 50 millions d’euros supplémentaires pour l’hébergement.  

L’Etat mobilise le secteur hôtelier et réquisitionne des places d’hébergement supplémentaires pour mettre à l’abri les personnes à la rue
Le ministère travaille actuellement avec des associations, des collectivités et des entreprises pour identifier de solutions d’hébergement supplémentaires, dans des équipements publics, des hôtels ou des bâtiments devenus vacants du fait de la crise sanitaire ou pour appuyer la distribution de denrées alimentaires.   En complément des 157 000 places d’hébergement déjà financées par l’Etat dont les 14 000 places hivernales prolongées jusqu’à fin mai, Julien DENORMANDIE a demandé aux préfets de recenser les solutions d’hébergement disponibles et pouvant être activées rapidement pour des publics à la rue non malades, en premier lieu les hôtels ou encore des bâtiments vacants. En Ile de France, l’hôtel CISP Kellermann doté de 170 chambres et situé dans le 13e arrondissement de Paris a été réquisitionné par la préfecture de région. Il a pu ouvrir il y a deux jours grâce à la grande réactivité de l’association COALLIA. Par ailleurs, plus de 1500 personnes ont pu également être mises à l’abri via la réservation de chambres d’hôtels par le Samu social de Paris. Dans les Hauts-de-France, dès ce week-end, l’État aura mis à disposition 153 places d’hébergement supplémentaires sur la Métropole européenne de Lille en mobilisant deux hôtels et une auberge de jeunesse. Ce jour, à Denain, un centre d’une dizaine de places a été ouvert pour des personnes sans abri. Un opérateur social sera présent en permanence sur chaque site pour accompagner les personnes et les orienter vers une prise en charge sanitaire adaptée en cas de symptômes apparentés au Covid-19. Ces places s’ajoutent aux 599 déjà ouvertes sur le département pendant la veille hivernale. Dans le Rhône, 26 places supplémentaires à l’hôtel sont d’ores et déjà ouvertes et 110 le seront dans les prochains jours.   En parallèle, les discussions se poursuivent entre le ministère de la ville et du logement et les professionnels du secteur hôtelier qui se mobilisent pour participer à cette solidarité.

Le Groupe Accor a notamment identifié 600 places à mobiliser. Le ministère travaille également avec l’UCPA et les villages VVF, ainsi que l’Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes qui possède des structures. Le dispositif a vocation à monter encore en puissance et le ministre a réuni à effet par téléconférence hier après-midi les représentants du secteur de l’hôtellerie, qui se sont engagés à identifier avec leurs adhérents les places disponibles sur l’ensemble du territoire. Julien Denormandie affirme : « Nous sommes en train de réquisitionner des chambres et travailler avec les groupes hôteliers pour pouvoir mettre à l’abri des personnes sans abri. Ces personnes vulnérables doivent bénéficier de tout l’accompagnement nécessaire. Des premières places ont déjà commencé à ouvrir cette nuit, et nous allons continuer.»  
Julien Denormandie le souligne : « dans le contexte très difficile que nous traversons actuellement, ma priorité est de maintenir l’assistance aux plus vulnérables et je remercie sincèrement tous les professionnels et bénévoles engagés dans cette action ».

Ouverture en cours des premiers centres pour accueillir les personnes sans domicile atteintes du coronavirus
Des premiers centres d’hébergement médicalisés (centres de confinement) permettant d’accueillir des sans-abris atteints par le covid-19 (mais ne nécessitant pas d’hospitalisation) ont ouvert depuis jeudi. Trois centres sont opérationnels à Toulouse avec la ville de Toulouse (50 places), à Paris dans le 18e arrondissement, et un troisième dans le département du Nord. Au total, déjà 130 places sont disponibles ce soir. D’ici une semaine, ce seront 500 places qui seront opérationnelles. Ce déploiement va s’accélérer dans le reste du territoire dans les prochains jours, à raison d’au moins 1 centre par région. Plus de 80 sites ont été pré-identifiés dans toute la France par les préfets pour un total de 2 900 places et font l’objet d’une analyse approfondie, en lien avec la direction générale de la cohésion sociale.   Plus d’informations sur les dispositifs en Ile-de-France sur le site de la préfecture
Plus d’informations sur les dispositifs en Haute-Garonne sur le site de la préfecture  

Ces mesures s’ajoutent au report de la trêve hivernale annoncée par le Président de la République le 16 mars
Le Président de la République a annoncé lundi 16 mars de nouvelles mesures pour lutter contre la propagation du Covid-19 dans notre pays. Il a insisté sur le fait que « pour les plus précaires, pour les plus démunis, pour les personnes isolées, nous ferons en sorte, avec les grandes associations, avec aussi les collectivités locales et leurs services, qu’ils puissent être nourris, protégés, que les services que nous leur devons soient assurés. ». L’Etat, dans cette crise sanitaire historique, doit continuer à rester attentif à ceux qui sont en situation de grande précarité et s’organise en lien avec les associations et les collectivités. La première des urgences a été d’anticiper et d’éviter des remises à la rue dans le contexte sanitaire actuel. C’est pourquoi, la trêve hivernale a été repoussée de deux mois jusqu’au 31 mai. Concrètement, cela signifie que les 14 000 places exceptionnelles ouvertes cet hiver resteront ouvertes deux mois de plus et qu’il n’y aura pas d’expulsions locatives jusqu’à cette date.      
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